L’art de devenir Catherine

Un jour, je me réveille et je suis soudainement excessivement consciente que l’étudiante en histoire de l’art semi-idéaliste, la jeune fille de 20 ans pleine d’idées et de rêve est juste une ombre du passé. Le constat désarmant : comment me suis-je perdue ainsi dans l’anonymat du somnambule des dédales corporatifs?

Certaines passions, petites ou grandes, sont toujours intacts. La danse, la soif de savoir, la lecture simultanée de Liaisons Dangereuses (classique) et de  Confessions of a Shopaholic (plaisir non coupable!), écouter un film pour s’endormir après 10 minutes, les voyages à la découverte de soi, cuisiner pour les gens que j’aime, autant de plaisirs qui me comblent sans prétention. Sauf qu’on me dit qu’il faut « gagner sa vie »? Mais, doit-on vraiment souffrir d’un quotidien qui nous ennuie pour la gagner?

Je ne veux pas retourner à 20 ans (misère, les hauts et les doutes de la vingtaine!), mais aujourd’hui à 32 ans, j’ai soif de grandir (professionnellement…physiquement, ça fait longtemps que je ne me fais plus d’idées!) avec mes expériences, mon bagage, mes désillusions et surtout mes espoirs.   Donc, me voilà. Le grand petit saut…Simplement moi.

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